DRIIIIIIIIIIIING
Je ramassais mes affaires que j'avais maladroitement fait tomber en plein milieu du couloir, et les remettais à la va-vite dans mon sac en bandouliere.
Je me remis debout tandis que des centaines d'élèves se dirigeais vers leur salles de cour ou vers leurs casiers.
Je me mis a marcher péniblement entre les groupes de filles et de garçons qui trainaient dans les couloirs en chahutant, et me dirigeais vers la salle de biologie.
J'entrais en silence et m'installais seule au premier rang.
Une trentaine d'autres élèves arrivèrent dans la salle en rigolant.
Notre professeure demanda le silence en fesant crisser sa craie blanche sur le grand tableau noir.
Je me mordi la levre inférieure.
Je detestais ce bruit...
Mme Ackie se lança alors dans un long discour sur les poumons, que bien sur je n'écoutais pas.
Je regardais dans le vide...
Les gens de ma classe me trouvaient mystérieuse, triste et bizare...
Ils s'amusaient à me regarder, moi perdue dans ma solitude...
Il me trouvaient vide, le regard sans émotions...
Ils parlaient d emoi, sa je le savais...
Je suis leurs sujet de conversation numéro 1...
Ils s'amusent à critiquer le moindre de mes faits et gestes...
Si ils savaient...
J'étais pressée que cette une heure et demi passe le plus rapidement possible pour pouvoir me rendre chez moi...
Je tournais doucement mes yeux vers la grande horloge noire accrochée au-dessus du tableau.
L'aiguille se déplaçait tout doucement vers le chiffre cinq, autrement dit 17h.
MME ACKIE : (en me regardant) Est-ce-que sa va?
Je mis quelques secondes à me rendre compte qu'elle m'adressait la parole.
C'est vrai, j'avais tellement l'habitude d'etre seule...
Je reflechissait à ce que j'allais lui répondre...
Tout les visages étaient tournés vers moi...
Il ne pouvaient donc pas regarder ailleurs?
Je tournais mes grands yeux verts vers le visage ridé de l'enseignente...
MOI : Oui....sa va merci.
Elle me regarda d'un air soupsonneux pendant encore quelques secondes, puis elle retourna vers son bureau.
Les filles se mirent à chuchoter tout en me regardant...
Elle parle de moi, évidament...
Quel honneur !
Elle n'ont vraiment rien d'autre à faire que de me critiquer...
Je replongeais mes yeux dans le vague infini et posais une main sur mon ventre... : je n'avais pas mangé de la journée.
Je sèche la cantine, car je n'aime pas etre la proie de tout les éleves du college...
Je n'ai pas d'ami, personne à qui parler, personne à qui me confier...
Personne ne me connait réellement...
Ici tout le monde me juge...
Alors je n'ai pas envi de manger...
Mais comme tout le monde, mon corps se manifeste...
Quelques fois je ressens des manques d'air...des vertiges...
Je me sens si mal ici...
Je relevais mes yeux vers l'horloge...
Toujours pas 17h...
Il faut que je sorte...
J'ai besoin d'air...
MME ACKIE : Copiez le cour dans votre classeur! Vous ne croyez quand meme pas que j'écris au tableau pour décorer?
Je tournais lentement la tete vers le tableaux noir, contrasté par des centaines de lettres blanches.
MME ACKIE : (en me regardant avec insistance)Tout le monde copie la leçon, personne n'est dispencé !
C'est bon j'ai compris merci !
Je fis un énorme effort pour avancer mon bras tremblant vers mon stylo bleu.
Je le fis tomber en voulant le saisir.
Oh non...
Je pinçais mes levres sous tout les regards qui s'étaient retournés sur moi à l'instant meme ou mon stylo avait attérit au sol.C'est bon quoi, ils n'ont jamais fait tomber un stylo de leurs vies?
Je me baissais dans un soupir presque inaudible, ramassai mon crayon, et me remis face à ma feuille blanche.
J'essayais de déchifrer les lettres des mots notés au tableau...
Ma tete me tournait et mes yeux étaient comme brouillés...
Je copiais quelques lignes en vitesse et...
DRIIIIING
Enfin !
Un éleve normal serait paniqué car il n'a pas copié son cour , mais moi je m'en contrefiche, je n'apprend jamais mes leçons.
Tout cela m'est complétement égal, je n'ai meme pas de cahier de texte.
Je fourais mon classeur dans mon sac et plaçais ma bandouliere sur mon épaule.
Je commençais à partir vers le couloir, lorsque...
VOIX : Anais?
Je sorti de mon univers...
Hein?
Attendez...
J'ai bien entendu...mon...mon nom?
MOI : (en me retournant) Euh...Oui?
THOMAS : Tu...tu vas à la bibliothèque là?
Je regardais ce garçon qui ne m'avait jamais adressé la parole jusqu'à maintenant...
Il était grand, blond aux yeux bruns et avait un sourir presque géné.
MOI : (d'une voix plus sèche que je ne l'aurais voulu) Non. Je rentre chez moi.
Franchement, est-ce-que j'ai une tete à aller à le bibliothèque?
Autant que les gens ne viennent pas me parler si c'est pour dire des choses inintéressante!
THOMAS : D'accord.
Je secouais mes long cheuveux blonds et tournais les talons sur ce dernier mot prononcé par un inconnu...
POINT DE VUE DE THOMAS...
Cette fille...Elle est si différante...
Elle a l'air si triste...Si seule...
Elle ne se regarde pas à sa juste valeur...
Elle se trouve moche et grosse de ce qu'il parait...
Pourtant...Beaucoup de garçons ici sont sous son charme et aime son coté mystérieux...
Sa beauté est froide...
Mais elle coupe le souffle...
Sa tristesse et sa solitude la rendent encore plus belle...
Et elle ne le voit meme pas...
Je la regardais séloigner avec un pincement au coeur...
A demain...Anais.